
|
Etat de la communication
|
Ce sont néanmoins 32,4 milliards d’euros qui ont été dépensés en 2008 par les annonceurs français, soit 1,4% de moins que l’année passée. Alors que la tendance était plutôt à la hausse depuis 1994, l’année 2008 rompt ainsi avec plusieurs années de croissance de ces investissements. Les annonceurs communiquent essentiellement pour 3 raisons qui s’articulent autour de 3 composantes :
- Cognitive : faire connaître leur marque ou leur produit - Conative : faire agir pour transformer l’intention en acte d’achat - Affective : faire aimer pour créer une préférence pour leur marque
Les dépenses se répartissent alors entre deux types de formats :
Le « Média » comprend les grands médias dits « traditionnels » tels que l’affichage, le cinéma, la presse, la radio, la télévision et maintenant Internet. Les stratégies de communication sur le « Média » sont utilisées majoritairement pour des communications de masse.
Au contraire, le « Hors Média » peut être considéré comme une forme de communication moins conventionnelle. Il permet de toucher le consommateur en dehors des espaces classiques cités précédemment, et sans que celui-ci ne s’aperçoive vraiment de la nature commerciale du contact. Celle-ci peut prendre de nombreuses formes comme le sponsoring, le mécénat, les promotions, le marketing direct et plus récemment le « Buzz » ou le « street marketing ».
Nous avons constaté que les médias ont fortement évolué au fil des années, s’adaptant toujours plus aux envies des annonceurs et aux nouvelles technologies.
Aujourd’hui, les choses sont différentes. Ce sont désormais les annonceurs qui doivent adapter leur communication aux consommateurs et ainsi modifier leurs priorités concernant les médias. Ceux-ci doivent en effet, s’adapter à la société actuelle.
Ainsi, nous constatons l’émergence de nouveaux médias tels qu’Internet ou encore la communication via téléphone mobile qui, dans quelques années devanceront peut être les médias traditionnels tels que la télévision ou encore la presse. Les nouvelles réglementations ont également joué un rôle considérable dans l’évolution des médias traditionnels (ex : suppression de la publicité sur les chaines publiques…).
Ces derniers tentent donc de rester attractifs par tous les moyens pour subsister face aux nouveaux médias. En effet, la presse tente d’augmenter son réseau de distribution pour améliorer sa visibilité. Dans le même temps, la télévision va miser sur de nouveaux modes de visionnage et de nouveaux modes de financement.
Le passage au tout numérique, sera également un réel atout pour les médias jugés quelque peu obsolètes tels que l’affichage ou la radio, même si cette dernière reste relativement attrayante et bien perçue par les consommateurs.
L’avenir des médias dépendra donc de leur propension à utiliser les nouvelles technologies et à se fondre dans la société actuelle, pour répondre aux exigences de consommateurs toujours plus avertis et méfiants.
Le hors média quant à lui, étant moins perçu comme de la publicité à l’état pur, dispose de belles perspectives d’avenir et sera beaucoup plus utilisé par les annonceurs, en surfant toujours sur les nouvelles technologies telles que les réseaux sociaux ou encore les blogs.

