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Master Marketing Etudes

Université Paris Dauphine DMSP

Formation exigeante, professionnelle et internationale aux métiers du marketing et des études en marketing.

Au sein de l'université Paris-Dauphine, en plein coeur de Paris, le Master Marketing est régulièrement classé parmi les meilleures formations spécialisées en marketing grâce à la contribution de nombreux professionnels
et entreprises et à son rattachement au centre de recherche Dauphine-Marketing -Stratégie-Prospective.

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Le bio : la petite bête qui monte qui monte qui monte
Publié le 5 décembre 2010 par Laure Brûlé

Cette semaine encore, le bio était sur vos écrans. C’est au tour de Leclerc de prendre la parole avec un spot sur son lait bio Marque Repère. Vous pensez que le bio est cher ? Leclerc vous dit que non en répétant 4 fois en à peine 20 secondes que la bouteille n’est qu’à 1,02 euros !


Le bio se développe et son marché se structure progressivement. Après les magasins spécialisés, il a investi les rayons des supermarchés en se faisant une place au sein des rayons traditionnels ou en créant carrément un rayon qui lui est dédié. Pour être certain d’être acheté, certains industriels n’hésitent pas à investir sur une double implantation. Le bio est un des rares marchés où l’offre a couru derrière la demande ! En effet, la demande était latente et s’est accentuée rapidement. Aujourd’hui, l’offre s’est élargie et couvre un grand de nombre de catégories. La consommation bio se démocratise et touche des profils consommateurs de plus en plus variés. Les motivations principales tournent autour de l’environnement, de la santé, de la garantie qualité et du goût. Mais voilà, elles ne sont pas toujours suffisamment profondes pour justifier un écart de prix pouvant aller jusqu’à 100%. L’alimentaire est le principal secteur du bio, sur lequel il a atteint les 3 milliards d’euros en 2009 et continue d’afficher une croissance à deux chiffres.

Avec ces belles performances, le bio pèse 2% de l’alimentaire (tous circuits confondus). C’est une niche à fort potentiel. MDD et marques nationales l’ont bien compris, les lancements de produit se multiplient. Quelle stratégie adopter ? Certains se lancent en créant une nouvelle marque (La clé des champs, LU), d’autres misent sur une stratégie de gamme (les farines et levures, Francine). Dans les deux cas, la marque doit veiller à la cohérence de son image avec le bio et s’efforcer de l’intégrer à l’ensemble de son mix. Quick est-il légitime sur le bio ? Le lancement récent d’un hamburger bio interpelle et pose la question de la compatibilité des valeurs restauration rapide/bio...

D’autres secteurs que l’alimentaire innovent sur le bio. Le textile est révolutionné par l’explosion du coton bio. Les collections se développent autour de cette matière moins allergène, anti-transpirante et issu d’une culture moins polluante. H&M par exemple s’est lancé dans l’aventure en 2004. On trouve également un segment bio sur les cosmétiques avec des marques bien connues comme Mixa, Garnier, etc.

La recherche et développement est complexe. Pour être crédible, l’offre a besoin d’être labellisée. Aujourd’hui, le label Cosmebio garantit que 10% de la liste d’ingrédients est issue de l’agriculture biologique. Est-ce une promesse suffisante pour le consommateur ?

Pour conclure, soulignons que l’avenir de l’offre bio dépend en partie du développement de la production agricole biologique.


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Commentaires
Par Narjes, le 6 décembre 2010 :
Un article très intéressant en adéquation avec les problématiques auxquelles beaucoup d’entre nous seront bientôt confrontés.
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